Murale montréalaise honore les vies des femmes autochtones disparues et assassinées

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Célébration pour inauguration de murale publique

Samedi le 19 juillet 2014

18h, 2033 St-Laurent

Murale montréalaise honore les vies des femmes autochtones disparues
et assassinées

Montréal – Une célébration inaugurale samedi marquera l’achèvement d’une murale qui honore les vies des femmes autochtones disparues et assassinées. La célébration servira comme rappel de l’empiétement en continu du Canada sur les droits des personnes autochtones et de leurs terres.

«Cette murale fait appel a toutes et à tous de passer à l’action et de partager la responsabilité dans cette tragédie. C’est aussi un rappel que la ville de Montréal est bâtie sur les terres Kanien’kehá:ka qui n’ont jamais été cédées. La violence contre les
corps des femmes autochtones est très connectée à la violence du vol de leurs terres, » dit Fanny Aishaa, la principale artiste impliquée  dans la création de la murale. « Par l’entremise de cet effort collaboratif, nous faisons de cet espace public une reconnaissance de la force, l’amour et la solidarité des familles, des organismes et des individus qui travaillent tous les jours pour atteindre la justice.»
Deux autres artistes locaux, GUKO et Monk-e ont aidé avec la création de la murale.

Avant que leur financement pour leur recherche soit coupé, L’Association des femmes autochtones du Québec a documenté les
disparitions et les meurtres d’environ 600 femmes et filles autochtones au Canada au cours des dernières trente années, tandis que
les activistes autochtones estiment que le chiffre pourrait être aussi élevé que 3 000. Plusieurs autres bases de données et initiatives de recherche ont présenté des chiffres entre ces deux montants. La majorité des cas demeurent toujours non résolus. Partout à travers le Canada, des centaines de familles attendent que leurs proches leur reviennent, mais sans résultat. La police, les médias et le gouvernement canadien pour la plus part ignorent leurs cas.

Aishaa a tiré son inspiration pour les images de la murale d’une photo prise par Cheryl Kahawinóntie Diabo à la marche annuelle de 2013 à Montréal en commémoration des femmes autochtones disparues et assassinées. Du clan des ours dans le territoire Mohawk de Kahnawà:ke, Cheryl décrit le statut des femmes de sa communauté: « En tant que société matrilinéaire, les femmes sont valorisées et respectées. Les femmes vivent et communiquent notre identité et nos droits inhérents à travers nos clans, et sont les gérantes de nos familles et de nos terres. Nos femmes ont le droit à la justice autant que toute autre personne.

Aishaa conçoit la murale comme germe que peut engendrer la guérison. «C’est un feu coloré qui nous invite à unir nos cœurs et nos esprits. Cette union peut nous guérir de façon collective de l’héritage de la violence systémique. En bâtissant de nouvelles relations, nous bâtissons de fortes communautés qui assurent la sécurité dans les viesde cette génération de femmes et de la prochaine.»

Parmi les invités à l’événement seront l’aîné Mohawk, John Cree de Kanesatake, les Buffalo Hat Singers, Cheryl Diabo, et Nakuset Shapiro du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, ainsi que le musicien Timothy Armstrong et Barbara Diabo, tous les deux de Kahnawake.

La murale a été commandée par le groupe Missing Justice (Justice pourles femmes autochtones disparues et assassinées), et se situe sur le mur extérieur de L’Insoumise, une librairie sur la rue St-Laurent à quelques pas du Centre d’amitié autochtone de Montréal. On peut en savoir davantage sur le site www.missingjustice.ca