La mère sera séparée de son fils de 3 ans et de sa fille de 5 mois

2 juillet 2014, Sherbrooke et Montréal — La famille Pika de Sherbrooke, Québec, fait face à la séparation forcée si l’ordre de déportation contre la mère et sa fille aînée est autorisé ce vendredi 4 juillet.

Sarah Maggali, la mère de la famille, et leur fille aînée Kezia Hope (7 ans) font face à un retour forcé à la République du Congo ce vendredi 4 juillet 2014. Ils seront séparés de Pacôme Pika, le père de la famille et étudiant de deuxième cycle, tout comme de ses deux plus jeunes enfants nés au Canada: Keren Elicha (3 ans, fils) et Khelen Mercy (5 mois, fille).

L’ordre d’expulsion est motivé par deux facteurs: d’une part, le défaut d’avoir pu payer le droit de rétablissement du statut de Sarah Maggali au cours de la grève étudiante, alors que M. Pika était incapable d’obtenir une bourse et d’autre part, la discrimination d’un agent d’immigration à l’encontre de Sarah Maggali, en raison de son diabète.

Solidarité Sans frontières, qui supporte la famille, défend qu’aucune de ces raisons ne devrait conduire à la séparation de la famille, particulièrement celle d’une mère et de ses jeunes enfants, dont un bébé de 5 mois et celle d’une petite fille et de son père.

Pacôme Pika, déjà gradué en République du Congo, poursuit ses études au Québec depuis 2008. Il a étudié à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, à l’Université de Sherbrooke et est actuellement étudiant à l’Université Laval. Sa famille l’a rejoint en 2009 et elle s’est depuis installé à Sherbrooke, où elle est activement impliquée dans la communauté.