La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Convocation aux médias

La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Conférence de presse
Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-s, 4755 Van Horne, Bureau 110 (Métro Plamondon)
Dimanche le 24 août 2014 à 13h

Sheila et Filles

Sheila, 27 ans, habite à Montréal depuis 2005 et est la mère de deux filles, âgées de cinq et huit ans. Sa déportation vers le Mexique est prévue le 30 août, le jour d’anniversaire de sa cadette.

Si elle est déportée, Sheila ne pourra pas amener ses enfants avec elle en raison d’un dossier de garde d’enfants avec le père qui n’est pas encore résout. En cas de déportation, Sheila sera aussi séparée de son conjoint, son réseau d’ami-e-s et d’autres membres de sa famille, dont son père, qui sont ici. Sheila a épuisé toutes ses ressources dans sa lutte avec l’immigration. De plus, elle a subi un accident récemment et vit maintenant avec un handicap. Elle n’a aucun réseau d’entraide au Mexique qu’elle a quitté il y a 9 ans.

Sheila a fui le Mexique à la suite d’expériences traumatisantes aux mains d’un ex-conjoint violent. Elle craint d’y retourner. Bien que le Canada qualifie le Mexique de pays sûr, dans les faits, le Mexique a un des plus hauts taux d’homicides au monde et la police est souvent de connivence avec le crime organisé.

La lutte que Sheila a menée pour obtenir la résidence permanente au Canada a été très éprouvante. En 2008, le gouvernement fédéral et le Québec avaient accepté sa demande de parrainage. Par contre, avant que la procédure ne soit complétée, son parrain a commis un geste violent à l’endroit de la cadette de Sheila, un crime dont il a été reconnu coupable. Le parrainage a été donc annulé. Toutefois, puisque le parrain était une personne protégée, il a pu demeurer au Canada malgré son dossier criminel. Immigration Canada a informé Sheila qu’elle pouvait également rester, car son dossier était lié à celui de son parrain. Tout à coup, au printemps 2014, Immigration Canada a informé Sheila qu’elle était sans statut et qu’elle devait quitter le Canada.

Sheila a maintenant une demande de parrainage en attente de la part de son conjoint, Michael-John Carrière, une demande pour un permis temporaire de résidence en plus d’une demande pour la résidence permanente pour motifs humanitaires. Le gouvernement fédéral insiste pour déporter Sheila avant même que les décisions ne soient rendues dans ces dossiers et avant même que le litige de la garde d’enfants ne soit réglé.

Sa demande de sursis administratif a déjà été rejetée par l’agence des services frontaliers du Canada, la cour fédérale examinera son dossier le 26 août.

Sheila et son avocate, Me Angela Potvin, vont parler aux médias lors d’une conference de presse dimanche le 24 août.


Source
Solidarité sans frontières
www.solidaritesansfrontieres.org
solidaritesansfrontieres@gmail.com


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