Dimanche 14 février à 15h: Des marcheurs exigent des actions face à la crise des femmes assassinées et disparues au Canada

POUR DISTRIBUTION IMMÉDIATE Des marcheurs exigent des actions face à la crise des femmes assassinées et disparues au Canada MONTRÉAL – La 7ème Marche commémorative annuelle en hommage aux femmes et aux filles assassinées et disparues prend la rue le 14 février 2016 à 15h, à la station de métro Saint-Laurent. Les marcheurs cherchent à créer de la sensibilisation à propos de la nature systémique du problème et à exercer des pressions sur le gouvernement pour qu’il fournisse des solutions concrètes face à cette violence dévastatrice. La marche de cette année suit le déclanchement de consultations à travers le pays pour une enquête publique sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues (FFAAD). Si l’annonce de cette enquête est la bienvenue, il est également important que le nouveau gouvernement reconnaisse les racines historiques de cette violence systémiques et prenne des mesures concrètes. Les dirigeants des communautés affirment que les solutions doivent être spécifique à chaque communauté, en plus d’être guidées par les membres des familles affectés et le personnel de première ligne. Même si la marche commémore les femmes de tous les milieux, l’accent sera mis sur les femmes autochtones, qui sont les victimes de ces crimes violents de manière disproportionnée. Si elles ne constituent que 4% de la population, elles représentent 16% de toutes les femmes assassinées. La marche, fondée à Vancouver en 1991, était au départ une réponse au meurtre d’une femme Salish du littoral qui avait reçu peu d’attention par la police ou les médias. Les rapports récents de policiers qui agressent physiquement et sexuellement des femmes autochtones de la région de Val-d’Or sur une base régulière mettent en lumière le besoin urgent de gérer cette situation. Un rapport de 2015 par Femmes Autochtones du Québec souligne que « l’enjeu des femmes autochtones disparues ou assassinées trouve ses sources dans une longue histoire d’assimilation et d’effacement. Les familles ont démontré qu’elles saisissent, peut-être mieux que quiconque, l’impact de cette histoire et son lien avec leur propre sort en tant que proche d’une femme disparue ou assassinée ». Les bispirituel-le-s et les femmes trans, particulièrement les femmes trans de couleur, sont également affectées de manière disproportionnée par la violence systémique. Le Projet de Surveillance des Meurtres Trans révèle qu’au moins 112 personne trans et au genre fluide en Amérique du Nord ont été assassinées depuis 2008 seulement. Les nouvelles arrivantes, les réfugiées et les femmes sans papier sont particulièrement affectées par la violence genrée. La marche de cette année mettra en vedette une version du projet REDress (robe rouge), inspiré par l’œuvre de l’artiste métis Jaime Black, qui a créé le projet en 2014 pour répondre de façon esthétique aux milliers de FFAAD au Canada. Lucy Annanak et les bénévoles du Centre d’Amitié Autochtone déposeront également 1200 Inukshuks pour honorer les FFAAD. Les invité-e-s incluent : Ellen Gabriel (Activiste autochtone en droit humain du territoire mohawk de Kanehsatà:ke), Nakuset (Foyer pour femmes Autochtones et Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone de Montréal), Adithi (Centre communautaire des femmes sud-asiatiques), Buffalo Hat Singers, MJ Tremblay, Odaya, membres de familles et plus. Contact média : Français : Mélanie Radilla Member of Missing Justice • membre de Missing Justice 514-918-7915 English: Lucy Anacleto Promotions Assistant • Agente de promotion Centre for Gender Advocacy • Centre de lutte contre l’oppression des genres 438-998-7687 -30- Cette liste est un fil de presse en français pour les groupes militants à Montréal. Pour s’inscrire au fil de presse en anglais, envoyez un courriel à newswire-subscribe@lists.riseup.net. Pour être effacé de cette liste, envoyez un message à fildepresse-unsubscribe@lists.riseup.net.