Des groupes communautaires organisent une veillée pour la libération des prisonniers politiques aux Philippines

10 décembre 2016 

Des groupes communautaires organisent une veillée pour la libération des prisonniers politiques aux Philippines 

Des groupes communautaires et leurs alliés se rassembleront le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l’Homme, dans la cour de l’Église unie St-James au centre-ville pour une veillée aux chandelles. Les organisateurs veulent sensibiliser les gens quant à la situation critique des prisonniers politiques aux Philippines et espèrent recueillir des signatures pour une pétition qui demande au gouvernement philippin de libérer ces prisonniers. 

« Nous espérons que les gens qui font leurs achats de Noël prendront le temps de s’arrêter et de nous demander ce qu’ils peuvent faire pour aider la situation aux Philippines, » dit Joey Calugay du Centre d’appui aux Philippines. 

Il y a plus de 400 prisonniers politiques dans des centres de détention à travers le pays et plusieurs d’entre eux, ainsi que leurs familles et leurs partisans, sont en grève de la faim ou en jeûne pour mettre de la pression à l’administration du Président Rodrigo Duterte à libérer les prisonniers. L’administration du Président a promis de libérer les prisonniers politiques suite à la reprise des négociations de paix avec le Front national démocratique des Philippines (NDFP) qui mènent une révolte dans le pays depuis plus de 40 ans. Plusieurs prisonniers politiques sont des militants politiques persécutés durant l’administration précédente d’Aquino. Les autres sont des dirigeants et représentants du NDFP. Le gouvernment de Duterte a libéré seulement 19 consultants du NDFP pour la reprise des négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles. 

Le NDFP dit que le gouvernment philippin utilise les prisonniers politiques comme des pièces de négociation dans sa stratégie, faisant référence à la déclaration de Duterte qu’il ne libérera plus de prisonniers jusqu’à un cessez-le-feu bilatéral soit entendu entre les deux partis. 

Karapatan, une organisation philippine pour la protection des droits de l’Homme, déclare qu’il y a environ 130 prisonniers qui sont malades ou sont des personnes âgées. Bernabe Ocasla, un militant et paysan, était amené à l’hôpital après avoir souffert plusieurs accidents vasculaires cérébaux en prison. Il est mort à l’hôpital le 28 novembre de cette année. Il a été en prison pour neuf ans sans avoir commis de crimes. 

« La libération des prisonniers politiques est une matière de justice tout simplement, » explique Calugay. « L’incarcération de gens à cause de leurs convictions politiques est révélateur de la situation des droits de l’Homme aux Philippines en général. » 

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Contact : Elesser Bulatao, (514) 566-7949