280 organisations représentant plus de 180 millions de membres à travers le monde demandent à OceanaGold de renoncer à une nouvelle poursuite contre le Salvador et de plier bagage

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280 organisations représentant plus de 180 millions de membres à travers le monde demandent à OceanaGold de renoncer à une nouvelle poursuite contre le Salvador et de plier bagage

Montréal, 22 février 2017. Aujourd’hui, 280 organisations des cinq continents ont adressé au conseil d’administration de l’entreprise canado-australienne OceanaGold un communiqué lui demandant de quitter le Salvador et de payer 8 millions au gouvernement salvadorien tel qu’exigé par le tribunal d’arbitrage investisseur-État en octobre dernier. Oceana Gold a persisté à mener une poursuite scandaleuse initiée en 2009 par sa prédécesseure Pacific Rim Mining contre le Salvador.

Le communiqué et les noms des organisations signataires sont disponibles en ligne:

http://www.stopesmining.org/j25/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=97&Itemid=526

Cette poursuite a témoigné du biais pro-entreprises des clauses de protection des investissements des accords de libre-échange, comme l’ALÉNA et l'Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l'Union européenne. Sur plus de sept ans, le Salvador a dû payer plus de 13 millions en frais légaux et a eu un effet bâillon sur la politique du pays concernant le moratoire sur l’exploitation minière des métaux.

Le communiqué diffusé aujourd’hui, largement appuyé à travers le monde, rappelle qu’en octobre 2016, le tribunal d’arbitrage du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) de la Banque mondiale a rejeté la poursuite de la compagnie, du fait que cette dernière n’a jamais satisfait à la réglementation minière concernant les exigences requises pour obtenir un permis. De plus, le jugement a exigé d’OceanaGold qu’elle paie 8 millions à ce pays d’Amérique centrale. Le communiqué exprime l’indignation face au fait qu’OceanaGold n’a toujours pas payé et tente encore de demeurer au Salvador, faisant fi d’une large opposition à sa présence.

Les organisations qui ont signé ce communiqué, soit plus de 280 groupes, représentent une grande variété de secteurs, allant de la Table ronde nationale sur l’exploitation minière de métaux du Salvador, la Confédération syndicale internationale sur le libre-échange, le Sierra Club, le Congrès du travail du Canada, le Conseil des Canadiens et le Syndicat canadien de la fonction publique (lesquels comptent collectivement plus de 180 millions de membres), jusqu’à un large éventail d’organisations religieuses, de syndicats, de groupes environnementaux, de groupes de lutte contre la pauvreté et de groupes de recherches au Salvador, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Allemagne, aux Philippines, et dans plusieurs autres pays.    

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Contacts médias

  • Montréal: Marie-Ève Marleau, Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), coordo@cdhal.org, tél. 514-3582227
  • Ottawa: Jen Moore, MiningWatch Canada, jen@miningwatch.ca, tél. 613-722-0412
  • États-Unis: Manuel Perez Rocha, Institute for Policy Studies, manuel@ips-dc.org, tél: +1-240-838-6623
  • Salvador: Pedro Cabezas, SalvAide/CRIPDES, stopesmining@gmail.com,  tél: +503-7498-4423
  • Australie: Sean Cleary, Edmund Rice Centre, seanc@erc.org.au, tél: +61-403-434-512
  • Allemagne: Anna Backman, Oscar Romero Christian Initiative, backmann@ci-romero.de, tél: +49-251-674-413-0